BEFORE

Tout savoir sur la préparation

Pour les amoureux de voyage et d’aventures comme moi, partir en échange Erasmus est une opportunité autant incroyable qu’excitante. Mais derrière tout ça se cache une looongue préparation. Si vous avez la chance de partir, préparez-vous d’ores et déjà mentalement, mais ce n’est rien d’insurmontable rassurez vous! d’autant que le jeu en vaut clairement la chandelle. Je vais donc essayer de détailler toutes les étapes de A à Z.

Le choix de la destination

Le semestre en université partenaire fait parti intégrante du programme de la licence LEA. Ainsi, dès la deuxième année, il m’a fallu dresser une liste de destinations par ordre de préférence. Etant en LEA anglais/russe j’avais donc le choix entre les pays anglophones, les pays scandinaves et la Russie. Au tout début de ma réflexion, je souhaitais partir en Russie d’une part car j’étais curieuse de découvrir ce pays si connu et méconnu à la fois mais d’autre part car j’avais bien conscience qu’atteindre un niveau de russe correct serait particulièrement difficile si je ne partais pas en immersion dans le pays. Mais après avoir passé le mois d’août 2017 à Saratov pour dans le cadre d’une « summer school », j’ai réalisé que je ne me sentais pas capable de vivre 6 mois là-bas. L’UCA ne possède que deux universités partenaires situés dans de petites villes assez reculées et rurales (Saratov et Tver), donc pas vraiment pour moi. Par contre, si l’on m’avait proposé Saint-Pétersbourg ou Moscou, que j’ai d’ailleurs eu la chance de visiter, j’aurais signé de suite!

Après avoir éliminer la Russie, il me restait encore un grand champs de possibilité. Mais souhaitant avant tout améliorer mon niveau d’anglais, c’est vers l’Irlande et le Royaume-Uni que je me suis tournée. Après avoir lu et relu x fois les rapports des étudiants des années précédentes, je m’étais enfin décidée à partir à Cork, bien que j’hésitais beaucoup avec Nottingham.

Mais voilà, la veille du jour où je devais rendre ma feuille de vœux, gros bouleversement: j’ai changé d’avis et mis Nottingham en premier voeux. Pourquoi? J’avais eu un coup de cœur pour les deux destinations, mais au dernier moment, après mûre réflexion, la ville de Robin des Bois s’est démarquée. En effet, j’ai fais un choix à la fois de cœur car j’ai toujours eu un fort attrait pour la culture anglaise et de raison car Nottingham Trent University est une université moderne, très réputée, qui grouille d’étudiants venus des quatre coins du monde. Mais j’ai aussi pris conscience que Cork serait peut-être une trop petite ville, et je dois avouer que j’ai eu une petite réticence par rapport au fameux accent irlandais.

Après des semaines d’attentes, voilà qu’au mois d’avril je reçois un mail confirmant mon affectation à Nottingham. Tellement HEUREUSE et soulagée! Commençait alors les premières démarches qui se sont échelonnées jusqu’au mois de décembre 2018.

A la recherche de mon petit chez moi …

Tout d’abord, j’ai lancé mes recherches de logement dès le mois de juillet (yes I know je n’étais pas en retard, mais c’est mon côté planificateur et soucieux qui a pris le dessus). Ce n’était pas vraiment évident de savoir où chercher, à quelle moment il valait mieux le prendre, etc. Mais après quelques semaines de recherches, j’ai enfin trouvé le Graal! J’avais rempli le questionnaire d’un organisme, CityLife Nottingham, spécifiant toutes mes attentes pour qu’il puisse ensuite trouver un logement correspondant à mes critères. C’est donc eux, qui m’ont déniché une chambre avec salle de bain privative dans une résidence (Seeley House) pour les étudiants Erasmus en plein centre ville. CityLife Nottingham est un groupe qui organise des évènements pour les étudiants Erasmus chaque semaine, comme par exemple des Meet&Speak, des petits voyages à travers l’Angleterre, ou encore des bars crawl. Mais j’aurais l’occasion de vous en reparler plus en détails ultérieurement. J’ai effectué mes recherches seule car je ne souhaitais pas vivre avec des français. J’attends vraiment de cette expérience de sortir de ma zone de confort, de m’ouvrir aux autres cultures, de rencontrer des étrangers et bien sûr de pratiquer un maximum l’anglais.

Je m’apprête donc à vivre en communauté avec 5 autres étrangers (deux grecques, deux espagnoles et une canadienne). Cela promet d’être très multiculturel et enrichissant! J’ai déjà hâte de les rencontrer! J’ai déjà pu prendre contact avec eux puisque CityLife Nottingham a crée un groupe Facebook regroupant tous les futures locataires de Seeley House arrivant pour le spring semester. Nous savons donc tous déjà dans quelle appartement et avec qui nous allons vivre. Juste Génial!

Je tiens d’ailleurs vraiment à remercier Simon pour son efficacité car les démarches administratives ont été relativement simple et rapide.

Petite remarque: comme bien souvent en Angleterre, j’ai dû payer la totalité des loyers avant fin décembre, ce qui représente 3 000 euros. La somme est assez importante je le reconnais, mais j’ai fais le choix de consacrer une grosse partie de mon budget au logement car je considère que c’est un élément essentiel pour se sentir bien sur place. De plus, la salle de bain privative était un critère non discutable pour moi.

Si vous voulez jeter un coup d’oeil à mon petit nid:

Démarches administratives (bourses, inscriptions…)

Les démarches administratives ont débuté, au plus grand étonnement des étudiants LEA, en juin avec le dossier Moveon. Durant un réunion de fin d’année, on nous avait prévenu qu’il serait à compléter en septembre mais finalement nous avons reçu un mail en juin nous demandant de le remplir sous deux semaines. Etant en stage en même temps, ça a été un peu la panique mais tout a été rempli à temps.

Ensuite, le reste des démarches ont eu lieu courant septembre-octobre jusqu’à mi-décembre. Il a fallu alors faire la demande de bourse Erasmus et de la région Auvergne-Rhône-Alpes. Il a fallu également choisir les cours et les faire valider par notre enseignant référent pour pouvoir remplir notre Learning Agreement et enfin s’inscrire à Nottingham Trent University. Cela peut faire un peu peur au premier abord, mais nous sommes très bien entourés à l’UCA. Du côté de Nottingham, la communication avec l’université est également très facile. Emma, la responsable des relations internationales, est très efficace, très gentille et très disponible.

A l’occasion de mes différents échanges avec les organismes anglais, j’ai été remarquablement surprise par l’efficacité de leur système; les réponses et les solutions aux différents problèmes sont très vite apportées (ce qui est très appréciable).

Enfin, la dernière étape avant le départ a été la réalisation du test OLS Erasmus+ qui permet de déterminer votre niveau en anglais selon le référentiel européen. Il faut obtenir au minimum B2 sinon l’étudiant doit suivre des cours par correspondance pendant le semestre pour s’améliorer. Ensuite en rentrant de la mobilité, tous les étudiants (sauf ceux ayant obtenu le niveau C2) doivent repasser le test pour évaluer les progrès réalisés.

Comment se rendre à Nottingham?

Quant au voyage en lui-même, j’ai réservé mon billet d’avion au mois d’octobre. Il existe un ligne directe entre Limoges et Nottingham avec RyanAir et les billets sont vraiment pas chers! Pour vous donner un ordre d’idée, j’en ai eu pour 45 euros avec une valise en soute de 20kg, une valise cabine de 10kg et un sac à dos de taille normale (le billet basique sans bagage était de 10 euros). Ensuite pour le transport aéroport-Nottingham, il existe une navette (30min), qui, pour mon plus grand bonheur dépose les passagers à 10min à pied de mon futur domicile :).

Voilà, je crois en avoir terminé pour les explications. Ce n’est certainement pas l’article le plus intéressant mais il a le mérite de poser le cadre et de montrer l’envers du décor car mine de rien ça se mérite de partir! 🙂